Appellation d'Origine Protégée & Appellation d’Origine Contrôlée
L’appellation d’origine protégée
L’appellation d’origine protégée (AOP) est l’équivalent européen de l’AOC. Elle protège le nom d’un produit dans tous les pays de l’Union européenne.
L’appellation d’origine contrôlée (AOC)
L’appellation d’origine contrôlée (AOC) désigne un produit dont toutes les étapes de fabrication sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même zone géographique, qui donne ses caractéristiques au produit.
La mention AOP de la Vallée des Baux de Provence sur une étiquette d’huile d’olive vous garantit les points suivants :
A la fin du XIXe siècle, lors d’une période d’intensification des échanges mondiaux est apparue une volonté politique de protéger la notoriété des produits français par un signe collectif : Appellation d’Origine Contrôlée en abrégé, AOC.
C’est par un décret-loi de 1935 relatif à la défense du marché du vin que le gouvernement a créé les vins d’appellation d’origine contrôlée et l’organisme chargé de leur définition, de leur protection et de leur contrôle.
La politique française de valorisation des produits agricoles a inspiré l’élaboration d’une réglementation européenne. Celle-ci a pour objectif d’harmoniser les labels régionaux : ainsi l’AOC a pour équivalent européen l’AOP. Depuis le 1er mai 2009, l’AOP figure sur tous les produits européens dont la production, la transformation et l’élaboration sont réalisées dans une zone géographique déterminée, selon un savoir-faire reconnu et un cahier des charges particulier.
Afin de clarifier l’offre au consommateur, depuis le 1er janvier 2012, les produits concernés ne doivent porter que la mention AOP, seuls les vins sont autorisés à porter l’appellation d’origine contrôlée française (AOC).
La mention AOP est délivrée par un établissement public : l’Institut National des Appellations d’Origine (INAO) afin de garantir un lien intime entre le produit et le terroir :
Le 27 août 1997 le gouvernement français reconnaissait par décret les trois AOC, devenues depuis des AOP, pour les produits oléicoles de la Vallée des Baux de Provence :
Ce fut l’aboutissement d’un travail mené par le Syndicat Interprofessionnel de l’Olivier de la Vallée des Baux de Provence auprès de l’INAO afin de faire reconnaître les typicités des productions oléicoles, valoriser les traditions et un savoir-faire séculaire dans l’oléiculture.
L’AOP s’étends sur 1 700 hectares, au nord-est des Bouches du Rhône, au cœur de la chaîne des Alpilles. Ce massif calcaire de 498 mètres d’altitude maximale s’allonge sur une trentaine de kilomètres entre Salon de Provence à l’est et Arles à l’ouest. Les sols oléicoles sont composés de cailloux calcaires, permettant un drainage naturel, favorable à la culture de l’olivier.
